Thibaut, médaillé WorldSkills, en BTS Maintenance des Véhicules Automobiles en alternance à Rouvignies (59)
La mécanique, c’est un métier de précision et de passion. Mon déclic a eu lieu en classe de 3ᵉ, lors du stage de découverte dans un garage automobile. Dès le premier jour, j’ai adoré l’ambiance et surtout le côté concret du travail
Depuis quand es–tu inspiré par la mécanique automobile ?
Depuis tout petit, j’ai baigné dans la mécanique et les véhicules de collection grâce à ma famille. Le déclic a eu lieu en classe de 3ᵉ, lors du stage de découverte dans un garage automobile. Dès le premier jour, j’ai adoré l’ambiance et surtout le côté concret du travail. J’ai su que c’était ma voie. Contrairement à ce qu’on me suggérait – un bac général – j’ai choisi la voie professionnelle. Je n’étais pas fait pour rester assis derrière un bureau. J’avais besoin d’action, de voir le résultat de mes mains.
Quel a été ton parcours et que veux-tu en faire ?
Après mon stage, j’ai enchaîné avec un bac pro mécanique proche de chez moi. J’ai signé pour trois ans dans le même garage, ce qui m’a permis de progresser. Aujourd’hui, je suis en 2ᵉ année de BTS Maintenance des Véhicules Automobiles, toujours en alternance. Le rythme est soutenu, mais ça vaut le coup : j’ai pu financer mon permis et ma voiture avec mes salaires d’apprenti. Mon parcours est 100% ancré dans l’alternance, 3 ans à apprendre les rouages du métier, et aujourd’hui en BTS, j’aborde une autre dimension : diagnostic, gestion, économie de l’industrie et du commerce automobile. Une fois diplômé, je me verrai bien intégrer le CFA comme formateur. J’aime l’idée de transmettre ce que j’ai appris ; ce projet s’est renforcé lors des concours auxquels j’ai pu participer.
Qu’est-ce que la compétition WorldSkills t’a apportée?
Les WorldSkills, c’est bien plus qu’un concours des métiers : c’est une aventure humaine. La première fois en 2023, je suis arrivé en tant que bachelier et sans expérience et j’ai fini 3ᵉ régional : une belle surprise ! J’ai souhaité retenter l’aventure en 2025 et j’ai remporté la médaille d’or Technologie automobile à Arras. J’ai compris que la clé, c’était la préparation : à l’occasion des stages de préparations mentales et physiques, on apprend des techniques qu’on ne voit pas en cours, on se dépasse, on gère le stress… Et surtout, on crée des liens incroyables avec les autres compétiteurs régionaux, qui concourent dans d’autres disciplines. J’ai eu la chance de participer également au Concours Excellence Mécanique parrainé par Alpine F1 Team et organisé par Renault Group. J’ai passé les sélections régionales et nationales, ce qui m’a permis de me confronter à d’autres passionnés et de progresser encore. Choisir de s’engager dans ces concours, c’est un vrai plus sur le CV. Que l’on gagne ou non, celà montre qu’on est motivé et qu’on a soif d’apprendre.
Que conseillerais–tu à un jeune qui souhaite travailler dans le secteur automobile ?
La mécanique, c’est un métier de précision et de passion. Si tu choisis cette voie parce que tu ne sais pas quoi faire, celà ne marchera pas. Il faut donc découvrir et essayer, et ensuite, oser l’alternance : c’est le meilleur moyen d’apprendre sur le terrain.
Bac pro ou BTS ? Tout dépend du projet. Si tu veux être technicien et évoluer, le BTS est indispensable. Si tu préfères le côté manuel – changer des pièces ou entretenir des véhicules –, le bac pro peut suffire. Dans tous les cas, il y a de belles opportunités d’emplois : les secteurs de la construction ou réparation automobile recrutent !
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