Maryse, vendeuse et responsable de boutique (Amiens, 80)
Travailler dans le commerce, c’est bien plus que vendre : c’est comprendre les besoins des autres, créer du lien et contribuer à la vie locale. Un secteur humain, dynamique et essentiel à l’économie régionale.
Quel est votre parcours ?
Je suis arrivée dans le commerce par opportunité. Après mes études en BTS tourisme, j’ai réalisé de nombreux petits jobs en tant que vendeuse : dans l’art de la table, les chaussures… Puis, j’ai travaillé pour une enseigne de prêt-à-porter où j’ai gravi les échelons en devenant responsable adjointe. Cela m’a permis d’effectuer des missions variées : sur le recrutement, le management, etc. En devenant maman, j’ai eu envie d’ouvrir mon propre commerce pour concilier vie de famille et vie professionnelle. De plus, je voulais travailler selon ma propre vision du métier. J’ai eu la possibilité de racheter une enseigne de maroquinerie où je travaille depuis huit ans maintenant avec Anne, mon employée.
En quoi consiste votre métier ?
J’accueille et conseille les clients en les questionnant pour cerner leurs attentes : est-ce pour une occasion particulière ? Pour quel budget ? etc. J’encaisse les articles et je ventile, c’est-à-dire que je note les modèles vendus. Cela m’aide à gérer mon stock et à établir en fin d’année un bilan des marques les plus populaires. Je réceptionne les livraisons de sacs et d’accessoires et je m’occupe de leur mise en rayon. Je veille à ce que la boutique soit propre et rangée pour la rendre agréable pour les clients. Tous les 6 mois, je rencontre plusieurs fournisseurs (représentants d’une marque ou multi-marques) qui me présentent les nouvelles collections. Cela que ce soit sur catalogue ou lors de visites de showrooms*. Je passe les commandes en fonction des tendances et des goûts de ma clientèle. Je me rends aussi à Paris (75) pour sélectionner mes accessoires chez des grossistes. J’ai une part importante d’administratif à gérer : envoi des comptes à ma comptable, dépôt des chèques à la banque, élaboration des fiches de paie de mon employée, etc.
A quoi ressemble votre quotidien ?
J’adapte mon emploi du temps en fonction des périodes de l’année, comme lors de la fête des mères ou Noël qui engendrent un pic d’activité ! J’ai choisi de travailler du mardi au jeudi, et un vendredi et samedi sur 2, de 10h à 16h. Le matin je fais un tour de la boutique pour vérifier la propreté du local et le rangement des produits. Je m’assure que les étiquettes des sacs et des bijoux soient bien visibles, car un défaut de conformité pourrait entraîner une sanction de la répression des fraudes. De temps à autre, je réceptionne une commande livrée par un camion et je vérifie que les produits sont intacts. Lorsqu’un client entre, je le laisse flâner tranquillement dans le magasin, j’interviens uniquement à sa demande. C’est ma façon de le mettre à l’aise sans lui faire ressentir de pression commerciale. Lorsque Anne prend le relais à 16h, je lui transmets les infos de la journée : il y a eu tant de ventes, une commande réalisée auprès du SAV (service après-vente), etc.
Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite suivre votre voie ?
Faites ce qui vous plaît avant tout ! J’ai toujours aimé la mode et je suis heureuse d’en faire mon métier. Ce métier nécessite de bien connaître les produits que l’on vend afin de les mettre en valeur. C’est essentiel d’être à l’écoute pour conseiller au mieux le client. Il faut aussi savoir se remettre en question. J’ai par exemple remboursé un client dont le sac en cuir dégorgeait, sans négociation. C’est important d’être diplomate et patient même quand un client est désagréable. En travaillant dans une ville touristique, avoir des bases en anglais est nécessaire. J’ai également des notions en comptabilité (pour ne pas confondre bénéfices et recettes par exemple). N’oubliez pas d’aimer les gens, car c’est ce qui fait toute la différence dans ce métier. Je fidélise ainsi ma clientèle, même sans avoir de fichier client.
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