Maeva, auxiliaire de vie sociale à domicile

En tant qu’auxiliaire de vie, je touche à tout mais la relation humaine se place au cœur de mon métier

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auxiliaire de vie sociale et familiale

Quels sont vos parcours scolaire et professionnel ?

D’abord attirée par le monde de la petite enfance, j’ai suivi un Bac pro ASSP (Accompagnement, Soins et Services à la Personne) après la 3e. Au fil des enseignements, je me suis finalement orientée vers le public des personnes âgées et dépendantes. BEP et Bac pro ASSP en poche, j’ai entamé des études d’aide-soignante, interrompues durant la crise sanitaire. J’ai ensuite travaillé dans un foyer-logement pour seniors, puis au domicile de particuliers en tant que prestataire pour une association. Aujourd’hui, je suis mandataire pour l’AMSD : les bénéficiaires me rémunèrent directement, et l’association gère les formalités administratives. 

En quoi consiste votre métier ? 

J’aide des personnes âgées dans leur vie quotidienne, mais plus généralement, j’interviens aussi auprès d’adultes fragilisés présentant un handicap physique ou mental qui limite leur autonomie. Travailler auprès de ces publics demande des qualités humaines essentielles. En tant qu’auxiliaire de vie, je touche à tout mais la relation humaine se place au cœur de mon métier. 

Pouvez-vous donner des exemples concrets de ce que vous faites au quotidien ? 

Concrètement, je pratique une variété d’interventions : j’aide à l’habillage et à la toilette partiellement ou totalement selon le niveau d’autonomie et de mobilité de la personne. Il m’arrive de coiffer la personne ou de lui poser du vernis à ongle par exemple. Je fais le ménage, les courses, je prépare les repas, avec la personne ou en totalité selon ses capacités. Je l’aide à mettre la table ou je le fais à sa place si nécessaire. 

Quelles qualités pour exercer ce métier ? 

Il faut avoir la vocation, aimer le contact humain, être patient et savoir gagner la confiance des gens. On rentre dans leur intimité, ce qui demande tact et délicatesse. C’est un engagement fort, notamment envers les familles qui comptent sur nous pour garantir le confort d’un parent. La polyvalence est essentielle : maîtriser les bases de la cuisine (confection d’une béchamel, d’une soupe, d’un gâteau), nettoyer efficacement un logement, avoir quelques notions de couture… Il faut être attentif aux petits signes et savoir repérer les situations qui nécessitent l’intervention d’un autre professionnel, comme une baisse de forme, une plaie qui ne guérit pas, le besoin d’une pédicure… Une vigilance constante sur l’état général de la personne est indispensable. 

Quelles sont vos conditions de travail ?

Je me déplace avec mon véhicule personnel autour de mon domicile et organise mon temps selon les besoins des bénéficiaires. Mes journées commencent à 8h30 avec trois visites pour la toilette et les repas du midi. L’après-midi est consacré aux tâches ménagères, surtout le mercredi. Les bénéficiaires fournissent généralement le matériel nécessaire. Je travaille un samedi sur deux en binôme. Mes congés sont planifiés pour assurer les remplacements des collègues. Actuellement enceinte, j’ai réduit mon temps de travail, une flexibilité que m’offre ce métier. Mes fonctions ne sont pas compatibles avec le télétravail. Je bénéficie de congés légaux annuels. Chaque prise de congés nécessite une anticipation pour prévoir un collègue remplaçant et faire la mise en relation en amont. L’avantage de mon métier est de pouvoir choisir mon temps de travail. Actuellement je diminue le nombre de mes bénéficiaires car j’attends un heureux événement. Mais il m’est arrivé précédemment de travailler à temps plein. 

Pourquoi avoir choisi ce métier ? 

Je suis une personne sociable et bienveillante. J’ai toujours aimé prendre soin des autres et offrir une écoute attentive aux personnes dont je m’occupe. J’apprécie d’être sur le terrain, au plus près des besoins des personnes, pour leur procurer du confort. Je noue des relations chaleureuses tout en préservant ma vie privée. Je m’applique et je m’implique dans mon travail tout en restant très professionnelle. 

Qu’aimez-vous le plus dans votre métier ?

Cela peut paraitre étonnant, mais j’apprécie de faire les toilettes car ça procure aux personnes un sentiment de bien-être immédiat. Je me mets à leur place, j’ai conscience de l’importance pour eux d’être propre. C’est une question de dignité. J’apprécie quand la famille s’implique dans la prise en charge, car cela m’aide à mieux comprendre les besoins de la personne que j’accompagne. J’aime particulièrement écouter les récits de vie des personnes âgées, souvent touchants et instructifs, sur les modes de vie du passé. 

Est-ce que votre métier est amené à changer pour répondre notamment aux enjeux environnementaux ? ou à d’autres évolutions ?

Mon employeur participe aux frais de déplacement des agents qui se déplacent en transports en commun. Certains se déplacent aussi à vélo. L’avantage de me déplacer en voiture est de me rendre plus rapidement d’un point à un autre et d’emmener avec moi en courses les personnes dont je m’occupe. 

Que conseillez-vous à un jeune qui souhaite se lancer dans ce métier ?

Ne pas avoir peur de mal faire, les gestes techniques du métier s’apprennent. Pour détendre l’atmosphère, plus particulièrement au moment de la toilette, il est important de mettre des mots sur ce que l’on fait et donner la parole à la personne : « Est-ce que ça va comme ça ? Je ne frotte pas trop fort ? ». Personnellement, j’utilise souvent l’humour pour désamorcer des situations de blocage ou de malaise, et ça fonctionne très bien !   

Le secteur de l’aide à la personne a un rôle social important : il permet de maintenir un lien social avec les personnes les plus fragiles, de prévenir l’isolement et la dégradation des situations. Le placement en établissement est envisagé pour les personnes qui nécessitent une attention et des soins constants. 

 

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