Denis, formateur de conducteurs routiers chez XPO Logistics
Si vous êtes motivé, ponctuel, et que vous aimez les défis, le métier de conducteur routier pourrait être très enrichissant pour vous
Quel est votre parcours ?
Je suis titulaire d’un bac technologique en génie électrotechnique et d’un BTS assistance technique d’ingénieur. Je suis ensuite devenu gendarme mais après quelques années, j’ai ressenti le besoin de changer de voie. C’est en discutant avec des amis conducteurs routiers que j’ai eu envie d’en faire mon métier. Plusieurs aspects m’intéressaient : la liberté de voyager, découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles personnes… J’ai donc fait une reconversion en préparant un titre professionnel dans ce domaine et obtenu mes permis poids lourds (C, C1, C1E). J’ai ensuite intégré la société XPO Logistics d’Arras (62) où j’ai évolué en devenant formateur des nouveaux conducteurs routiers intégrant l’entreprise. Je suis maintenant moniteur d’entreprise sur le site de Crouy. Je supervise les formateurs et assure la formation du personnel sur divers aspects : la sécurité, la réglementation, l’amélioration des actions de l’entreprise en cas de sinistres…
En quoi consiste le métier de routier ?
Leur rôle est d’assurer la livraison des marchandises, dans le respect des délais. Lorsque j’étais conducteur routier, je conduisais des semi-remorques de 44 tonnes pour transporter des bobines de papier vers des cartonneries. Ensuite, je récupérais les cartons et papiers d’emballage pour les ramener à l’usine pour recyclage. XP Logistics étant une entreprise nationale, il m’arrivait de découcher, c’est-à-dire de partir sur plusieurs jours. En tant que conducteur routier, j’étais attentif au respect de la réglementation du transport. Je devais par exemple respecter les temps de repos réglementaires (45 minutes de pause pour 4h30 de conduite). Les contrôles sont fréquents sur la route, les gendarmes peuvent vérifier l’ordinateur de bord du camion qui enregistre les déplacements. Les enjeux sont importants car il est possible de perdre son permis de conduire et donc de ne plus pouvoir travailler !
À quoi ressemblait votre quotidien ?
Je commençais ma journée en suivant les instructions délivrées la veille par téléphone par mon exploitant. Celles-ci étaient aussi intégrées dans l’ordinateur de bord de mon camion. Je récupérais donc mon camion à l’entrepôt en fonction de l’heure de départ indiquée sur ma feuille de route. Je me rendais ensuite aux points de rendez-vous fixés pour charger et décharger la marchandise. Il faut être bon en mathématiques pour calculer la charge autorisée : je pouvais charger 28 tonnes de marchandises pour mon camion de 44 tonnes. Il faut aussi être patient lors des opérations de chargement et de déchargement effectuées par les caristes car d’autres camions peuvent être en attente avant nous. Les conducteurs représentent leur entreprise, je devais donc donner une bonne image : être ponctuel, porter mes EPI – équipements de protection individuelle – pour la sécurité (gants, casque…), etc. Sur la route, j’étais souvent en contact avec mon exploitant qui m’assistait en cas de besoin (panne, retard dans mes livraisons, etc.). Je travaillais au minium 10h par jour.
Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite suivre votre voie ?
Je conseillerais à un jeune de bien réfléchir au mode de vie qu’implique ce métier. Être conducteur routier, c’est accepter de passer du temps loin de chez soi, souvent sur plusieurs jours. C’est un mode de vie qui convient aux personnes appréciant l’autonomie et qui n’ont pas peur des horaires irréguliers. Même si les GPS existent, il est essentiel de bien maîtriser la géographie : un poids lourd ne passe pas partout ! Il faut aussi beaucoup de rigueur pour respecter les horaires et les règles de sécurité. Enfin, ce métier offre des opportunités d’évolution intéressantes, comme devenir formateur ou moniteur. Si vous êtes motivé, ponctuel, et que vous aimez les défis, ce métier pourrait être très enrichissant pour vous.
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