Bastien Michaux, étudiant en 1ère année de BTS Tourisme par alternance

« Quand le plan A tombe à l'eau, il ne faut jamais baisser les bras ! »

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Bastien Michaux, 18 ans : de la découverte par hasard à l'épanouissement en alternance. Son crédo ? Ne jamais baisser les bras face aux imprévus !

Comment as-tu découvert le BTS Tourisme ?

Un peu par obligation au départ ! Mon lycée organisait un forum des métiers et on devait y passer une heure. Je me suis arrêté devant le stand du BTS Tourisme et j’ai pris une claque. J’ai réalisé l’immensité des débouchés : hôtellerie, offices de tourisme, événementiel, croisières, travail à l’étranger… Je me suis dit : pourquoi pas moi ?

Ton parcours n’a pas été tout lisse, c’est ça ?

Non ! L’école privée où j’avais commencé a fermé ma classe en plein milieu d’année, faute d’élèves. En janvier, j’ai dû tout reconstruire. J’ai finalement intégré le lycée Julie Daubié à Laon – et je ne regrette rien. Quand le plan A tombe à l’eau, il ne faut jamais baisser les bras !

Comment trouver une entreprise en alternance dans ce secteur ?

C’est un défi ! On avait quatre mois après la rentrée pour signer un contrat, sinon c’était l’exclusion. Mon conseil : commencez à chercher dès mars-avril. C’est le moment où les entreprises recrutent pour remplacer leurs apprentis sortants. N’attendez pas septembre !

Tu es considéré comme un stagiaire en agence ?

Ah non, pas du tout ! Je suis agent de vente en apprentissage. Mon agence a deux facettes : les voyages de groupe en autocar et les grands départs à l’étranger. Pour les sorties en car, je gère déjà tout seul. Pour l’étranger, je prépare les devis et ma référente valide. Aucune journée ne se ressemble, on a de vraies responsabilités.

Faut-il être bilingue pour intégrer cette formation ?

C’est l’idée reçue numéro 1 ! L’anglais est obligatoire et on choisit une deuxième langue — moi c’est l’allemand. Mais le niveau attendu à l’entrée, c’est celui d’un lycéen classique. C’est le contact avec les vrais clients en entreprise qui fait progresser à une vitesse folle.

Quelles matières te passionnent le plus ?

« Tourisme et territoire » sans hésiter ! On étudie la géographie sous un angle pro : pays, capitales, stations de ski… On vient de finir les Alpes, j’ai adoré ! J’aime aussi la GRCT  (Gestion de la Relation Clientèle Touristique) car c’est le cœur du métier : conseiller, vendre, créer un voyage de A à Z.

Tu t’impliques aussi en dehors des cours, n’est-ce pas ?

Oui ! En dehors de mes études, je m’implique déjà dans le rayonnement de mon territoire via une association de jumelage avec l’Allemagne. Ça rejoint complètement mes cours : promouvoir un territoire, organiser des visites, accueillir des étrangers. Ça me permet de pratiquer mon allemand en situation réelle !

Vous êtes très peu nombreux en classe — c’est un avantage ?

On est sept dans ma promo. C’est une ambiance familiale, on se serre les coudes. Les profs sont ultra-accessibles et les cours sont concrets : on organise même notre propre voyage scolaire (Prague ou Marrakech) cette année. Vols, hôtels, activités, budget… Chaque élève prend la tête du groupe à tour de rôle. Un vrai test de terrain !

Un message pour un jeune qui hésite encore ?

Allez aux portes ouvertes et aux forums — pas parce qu’il le faut, mais pour poser des vraies questions. Le BTS Tourisme, c’est une clé qui ouvre des dizaines de portes. L’alternance vous rend opérationnel tout de suite et vous donne une confiance en vous incroyable. C’est une aventure humaine avant tout.