Amandine Leriche, enseignante engagée dans le concours « Je filme le métier qui me plaît »

Forte du succès rencontré l’an passé, Amandine Leriche, professeure agrégée de mathématiques à Centrale Lille IG2I – site de Lens (62), renouvelle cette année sa participation au concours Je filme le métier qui me plaît avec ses élèves. Une aventure pédagogique qui profite à chacun : les jeunes, les équipes éducatives et l’établissement.

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Émotion sur la scène du Théâtre d'Arras : Amandine Leriche accompagne son élève pour recevoir un clap de bronze bien mérité.
Qu’est-ce qui vous a motivé à participer au concours avec vos élèves ?

« Deux raisons. D’abord, rendre visibles les débouchés de notre formation : beaucoup de néo-bacheliers peinent à se projeter. Filmer des diplômés de notre école en poste, c’est montrer un quotidien réel et inspirant. Ensuite, aider nos premières années à affiner leur projet : plutôt que « prendre le premier stage venu », ils apprennent à cibler une entreprise et une profession qui les intéresse. »

Comment avez-vous intégré le projet dans votre programme ou vos cours ?

« Nous l’avons cadré comme un projet à long terme car le processus prend du temps : identification des interlocuteurs (diplômés/entreprises), préparation des interviews (recherche de contact, rédaction des questions…), tournage (une demi-journée par projet), puis accompagnement au montage et relecture finale. Pour tenir les délais, nous anticipons désormais sur une année scolaire complète. En reconnaissance de leur engagement, l’établissement a choisi de valoriser le travail des élèves en leur validant une partie du module de communication. Une façon concrète de saluer leur investissement et la qualité du projet mené.»

Avec quels moyens techniques avez-vous travaillé ?

« Nous avons investi dans un micro-cravate, une petite caméra et un trépied. Le montage a été réalisé par les étudiants eux-mêmes. À noter : la vraie différence de qualité vient de la qualité du son et de la préparation (questions, repérage…), plus que du prix de la caméra. Un smartphone peut suffire ! Je conseille aussi de choisir un métier « visuel » pour obtenir des images plus parlantes. »

Qu’est-ce que vos élèves ont retiré de cette expérience, selon vous ?

« Les élèves ont beaucoup appris sur le plan technique — prise de vue, son, montage, narration — mais aussi développé de précieuses compétences transversales : gestion de projet, répartition des rôles, autonomie, communication, interviews… Les plus réservés ont gagné en aisance, et tous ont enrichi leur CV. Plusieurs ont même décroché des contacts de stage auprès des pros rencontrés ! Le projet a aussi renforcé le lien pédagogique : en petit groupe, on se parle mieux, une proximité se crée, c’est agréable ! »

Comment avez-vous vécu les cérémonies de remise des prix ?

« Nous avons eu la chance d’être récompensés à la fois au national et au régional* ! Dans les 2 cas, les salles étaient exceptionnelles. Au Grand Rex, l’effet « grande scène » est inoubliable à 18 ans : c’est une fierté palpable et de magnifiques souvenirs. La cérémonie régionale au Théâtre d’Arras, elle, met en lumière ce qui se fait de mieux localement, il y a eu beaucoup d’émotion lors de la projection de certains films. Pour l’équipe, ces moments forts récompensent le travail effectué et motivent à pérenniser la démarche. »

Que conseilleriez-vous à un enseignant qui hésite à se lancer dans cette aventure ?

« Je lui dirais de foncer ! Au-delà de l’expérience enrichissante pour les élèves, le film devient aussi un formidable outil de valorisation pour l’établissement : il montre concrètement les formations et ses débouchés, renforce son attractivité et peut même servir de support lors des portes ouvertes ou sur les réseaux sociaux. C’est un vrai plus pour les jeunes, qui prennent confiance en eux, comme pour l’image de l’école. »

Découvrez le film des élèves d’Amandine Leriche, récompensé par le Clap national d’argent 2025 et le Clap régional de bronze 2025