Alexis, tapissier, designer, entrepreneur !
Découvrez le témoignage d'Alexis qui a ouvert, à 22 ans, son atelier de tapissier-designer l’Atelier d’Alexis. L'ancien apprenti casse les idées reçues sur son métier.
Comment as-tu découvert le métier de tapissier ?
Devenir chef d’entreprise, Alexis ne l’envisageait pas depuis longtemps. “Jusqu’à mes 14 ans, j’ai suivi une scolarité classique, mais j’étais ce qu’on peut appeler un mauvais élève ! Je voulais surtout trouver un métier dans lequel je pourrais m’épanouir… En troisième, j’ai demandé à effectuer plusieurs stages et j’ai découvert le métier de tapissier. Pour moi qui aime travailler de mes mains et qui suis fan des objets anciens, c’était parfait !”
En sept ans, Alexis a décroché trois CAP en apprentissage : tapisserie d’ameublement en siège (il obtient même le prestigieux titre de “Meilleur apprenti de France”), en décor et métiers divers. Il a ensuite complété sa formation par un TEPE (titre d’entrepreneur de petite entreprise) au CFA de la Chambre de métiers et de l’artisanat à Tourcoing (59) : “cette formation m’a notamment permis de réaliser une étude de marché et de me rendre compte qu’il y avait quelque chose à faire à Lille.”
Pourquoi se lancer dans l’entreprenariat ?
Malgré une légère inquiétude, la famille d’Alexis le soutient dans son projet. “J’ai calculé combien de fauteuils je pouvais faire tous les mois, pour délimiter un montant maximal pour le loyer. C’est comme ça que j’ai trouvé cette boutique, rue du Quai à Lille. C’est idéal, bien situé, avec un peu de passage mais pas trop !”
“On n’a pas tous un métier qui permette d’être indépendant, mais si on est bien entouré et prêt à travailler beaucoup, je le conseille ! Et d’autant plus quand on est jeune : on n’a rien à perdre, si ça ne fonctionne pas, on fait autre chose, ça ne laisse personne sur le carreau…”
Dans l’Atelier d’Alexis, les passants et les riverains entrent facilement et découvrent un univers qu’ils n’imaginaient pas forcément aussi accessible. “Je veux qu’on arrête de penser que faire appel à un artisan, c’est forcément cher !” Pour preuve, le tapissier propose le “canap’ à 100 balles” : un fauteuil fait de récup d’anciens tissus, matelas ou matières de rembourrage et complètement personnalisable.
“Il faudrait plus de gens dans les métiers de l’artisanat… essayez de trouver un ébéniste à Lille ! C’est dommage, les artisans c’est l’économie locale… Et quand on voit le nombre de reconversions adultes vers ces métiers, c’est qu’on part trop souvent dans la mauvaise direction au départ !”
Parcours la fiche descriptive du métier et les formations pour y accéder.
Si le métier de tapissier et l’artisanat t’attirent, n’hésite pas à faire un stage de quelques jours pendant les vacances scolaires grâce à la convention de stage Proch’Orientation.