Les Essentiels – Le social et les services à la famille

Les profondes mutations de notre société placent le secteur du social et des services à la famille au cœur des enjeux de solidarité et d’entraide, avec des besoins en recrutement très forts.

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Le social et les services à la famille, de quoi parle-t-on ?

Le travail social est défini par le code de l’action sociale et des familles: « Le travail social vise à permettre l’accès des personnes à l’ensemble des droits fondamentaux, à faciliter leur inclusion sociale et à exercer une pleine citoyenneté. […] ». (décret n° 2017-877 du 6 mai 2017)

Contrairement aux idées reçues, l’action sociale n’intervient pas uniquement pour des situations dégradées ou complexes, mais pour tout citoyen et citoyenne dans les différents aspects de son quotidien et aux différentes étapes de sa vie : naissance, enfance/adolescence, vie adulte, situation familiale, situation professionnelle, maladie, logement, retraite, vieillesse…

Distribution organisée par le Secours Populaire

Quels sont les secteurs concernés par le social et les services à la famille ? 

Les métiers du secteur se déploient dans 4 grands domaines d’action :

  • L’accompagnement social
  • L’animation et l’éducation
  • L’aide à domicile
  • L’encadrement et la formation des professionnels du secteur

Ils sont portés par une multitude d’acteurs publics et privés :

  • L’État et les services déconcentrés, tels que les DREETS (directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités), les DREAL (directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement), les DRAJES (directions régionales académiques à la jeunesse, à l’engagement et aux sports), les ARS (agences régionales de santé), et les DRDFE (directions régionales aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes).
  • Les collectivités territoriales avec notamment les départements qui ont comme compétences obligatoires l’action sanitaire et sociale en faveur des personnes âgées, des personnes handicapées, de l’enfance et de la famille et des personnes en difficulté. Au 1e janvier 2025, les communes sont devenues « autorités organisatrices » de l’accueil du jeune enfant. 
  • Les associations et organisations non gouvernementales (ONG) comme par exemple les centres sociaux, les MJC (maisons des jeunes et de la culture).
  • Les institutions sociales et médico-sociales telles que les maison d’enfants à caractère social (MECS), foyers départementaux de l’enfance, Pouponnières départementales, IME et IMPro (instituts médico-éducatifs et instituts médico –professionnels), etc…
  • Les organismes de sécurité sociale tels que la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) ou la MSA, la sécurité sociale agricole, la CARSAT (caisse d’assurance retraite et de santé au travail) …
  • Les organismes de droit privé qui assurent une mission de service public comme la Caisse d’allocations familiales …

On distingue l’intervention sociale avec et sans hébergement.

Un secteur qui s’occupe de publics très variés

Enfants, personnes âgées, personnes porteuses d’un handicap, familles vulnérables, personnes exclues, dépendantes… Le secteur du social et des services à la famille a comme objectif d’améliorer les conditions de vie des personnes et de les amener vers davantage d’autonomie. Choisir un métier « social » est l’assurance d’une insertion professionnelle rapide. En effet, la filière connait un fort besoin de recrutement du fait de ce qu’on appelle un effet « ciseaux » :

D’abord, de manière globale, on constate une augmentation croissante du besoin d’intervention sociale en France ces dernières années. Les conséquences de la crise sanitaire, puis de l’inflation provoquée par une crise énergétique de grande ampleur ont conduit à une dégradation de la situation des personnes déjà fragiles et à l’apparition de nouveaux publics qui basculent dans la pauvreté et l’exclusion sociale.

S’ajoute à ces besoins en hausse d’intervention sociale, le « papy (et mamie) boom » c’est-à-dire un départ massif à la retraite de salariés du secteur, qui doivent être remplacés par une nouvelle génération de professionnels.

Voilà pourquoi le nombre total de travailleurs sociaux a augmenté de +28 % entre 2004 et 2018. Majoritairement ces professionnels sont des femmes (9 sur 10).  Ils sont aussi plus âgés en moyenne que dans d’autres secteurs d’activité. 

Un secteur en pleine évolution 

La population vieillit et nécessite des prises en charge de plus en plus spécialisées. La « silver économie » se développe fortement. Elle mobilise une grande diversité de métiers dans le social et les services à la famille. Sous le terme de « silver économie » où l’anglicisme silver fait référence aux cheveux grisonnants, se cache l’ensemble des activités économiques et industrielles qui bénéficient aux séniors (60 ans et plus).

Les principaux objectifs de la « silver économie » sont d’améliorer la qualité de vie des personnes âgées, garantir leur autonomie le plus longtemps possible, voire même allonger leur espérance de vie. Voici les autres secteurs de la silver économie :

  • La santé : soins à domicile, médecine à distance, nutrition, objets de santé connectés …
  • La sécurité et l’autonomie : téléassistance, détecteurs, etc.,
  • L’habitat : logements adaptés, domotique, etc.,
  • Les loisirs : tourisme, sport, jeux, etc.,
  • La communication : téléphones mobiles, tablettes, Internet, etc.

Les chiffres clés en Hauts-de-France

La Région Hauts-de-France, comme sur tout le territoire national, a besoin de plus de professionnels de ce secteur pilier de la société. À la fois dans le domaine de l‘intervention sociale et familiale et dans celui de l’intervention socio-éducative.

Le montant du salaire varie selon le niveau de diplômes, l’ancienneté et le travail de nuit, en jours fériés et d’astreinte. Le salaire des professionnels de l’intervention éducative est compris entre 1 600 € et 3 200 €. Celui des professionnels de l’intervention sociale et familiale varie de 1 500 € à 2 100 €

Les actifs du secteur social et des services à la famille représentent 5,5% des emplois de la région. Plus de 80% sont en CDI

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salariés
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de particuliers employeurs

Et côté REV3, le social et l’environnement ?

Que couvre la dynamique régionale REV3 ?

C’est une dynamique collective initiée depuis presque dix ans par la Région Hauts-de-France et la Chambre de commerce et d’industries Hauts-de-France (CCIR). Face aux défis de la décarbonation, REV3 est l’étendard et le catalyseur des ambitions et actions des Hauts-de-France pour promouvoir une région plus durable et plus solidaire pour et avec les hommes, les territoires et la planète.

A quels grands enjeux est confronté le secteur social ?

Comme tous les secteurs d’activité, celui du social participe en Hauts-de-France, à l’objectif zéro émission de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. 

Le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) a rendu un rapport intitulé Faire de la transition écologique un levier de l’inclusion sociale, réalisé en partenariat avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et le soutien du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Il en ressort que les populations les plus fragiles et modestes sont celles qui ont l’impact sur l’environnement le plus faible. A contrario, ce sont elles qui subissent le plus les effets du dérèglement climatique !

La transition écologique ne pourra réussir pleinement sans l’intégrer dans les pratiques des métiers de la cohésion sociale. En effet, les travailleurs sociaux sont identifiés comme des acteurs clés pour relever les défis écologiques auxquels la société est confrontée. Une révolution de la formation des futurs professionnels est en marche pour que les travailleurs sociaux deviennent à leur place et dans leur mission, une courroie de transmission de la transition écologique.

Cet axe pour une transition écologique et solidaire est prévue dans le Pacte des solidarités en vigueur depuis le 1er janvier 2024. Les usages et pratiques des professionnels se sont déjà adaptés, avec par exemple le passage au numérique pour la gestion des documents administratifs. Des économies et pratiques plus durable sont mises en place pour économiser les énergies (chauffage, déplacements) et réduire l’impact sur l’environnement.

Les accompagnements sociaux évoluent pour transmettre aux bénéficiaires les savoirs-être et savoirs-faire plus durables (lutte contre l’illettrisme électronique, la précarité numérique, lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique, aide à la gestion familiale, aux bonnes pratiques alimentaires…).

Source :  solidarites.gouv.fr

Les métiers du social et des services à la famille 

Ils nécessitent un engagement sur des valeurs humaines (aide, respect de la personne, écoute, disponibilité…). Cet engagement est le point commun de ces métiers qui proposent une pluralité et diversité de fonctions et d’activités. Les 3 compétences essentielles dans les métiers de la cohésion sociale sont :    

  1. Être à l’écoute, faire preuve d’empathie
  2. Travailler en équipe
  3. Faire preuve de rigueur et de précision

En France, le secteur du social et services à la famille représente 1,3 million de travailleurs sociaux au sens large (en 2018) dont :

  • 520 000 intervenants à domicile aident des personnes en difficulté, à leur domicile, dans l’accomplissement des tâches et activités de la vie quotidienne. 
  • 400 000 assistants maternels, gardes à domicile et assistants familiaux (familles d’accueil) accueillent ou s’occupent d’enfants, en relais des parents qui travaillent ou dans le cadre de la protection de l’enfance ou d’une prise en charge médico-sociale ou thérapeutique. 
  • 250 000 professionnels socio-éducatifs (éducateurs spécialisés, de jeunes enfants, cadres…) accompagnent le développement des jeunes enfants, l’autonomie ou l’insertion sociale des enfants ou adultes handicapés ou en difficulté sociale. 
  • 60 000 aides médico-psychologiques accompagnent des personnes fragiles, dans des structures médico-sociales ou sanitaires, sous la responsabilité d’un autre travailleur social ou paramédical. 
  • 90 000 autres professions de l’action sociale (assistant de service social, conseiller en économie sociale et familiale…) accompagnent les personnes dans la résolution de difficultés d’ordre économique, financier, de logement, d’insertion…

Les métiers recensés par le Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles

Découvrez une vingtaine de métiers dans les domaines des solidarités, de l’autonomie et de l’accompagnement des personnes en situation de handicap.

Toutes les fiches métiers et les formations pour y accéder accessibles sur prochorientation.fr

Dont le top 5 des métiers qui recrutent le plus en Hauts-de-France

classés selon l’importance du nombre de projets de recrutement 

 

 

Le travail social se déploie aussi par les sports et les arts. Les pratiques du sport et de l’art sous toutes leurs formes sont d’excellents supports éducatifs. Les professionnels des secteurs du sport et de l’art peuvent aussi intervenir auprès des publics du secteur social et services à la famille, comme par exemple :  Art-thérapeute , Musicien intervenant , Educateur sportif , Animateur d’activités physiques et sportives pour tous

 

Sources : c2rp.fr ; prochorientation.fr ; solidarites.gouv.fr 

maeva auxiliaire de vie à domicile social et saf

En tant qu’auxiliaire de vie, je touche à tout mais la relation humaine se place au cœur de mon métier.

Lire le témoignage
crédits photo Région HDF

Les formations pour y accéder

La Région Hauts-de-France joue un rôle essentiel dans le pilotage et le soutien du secteur social et des services à la famille à travers le Schéma régional des formations sanitaires et sociales (SRFSS) :

  • Délivrance des autorisations aux écoles de formation, après avis de l’Etat ;
  • Versement de subventions de fonctionnement aux écoles de formation;
  • Attribution d’aides individuelles régionales sous conditions d’octroi et critères d’éligibilité

Tout savoir sur les formations sanitaires et sociales en Hauts-de-France

En Hauts-de-France, 11 diplômes d’État et 2 certifications professionnelles – pour les fonctions d’encadrement et de direction – sont proposés, dont la durée est comprise entre 420 heures et 3 ans de formation :

Quiz « Découvre les métiers du social et des services à la famille »

Animez une séquence de découverte de ce secteur en classe

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Pour aller plus loin

Retrouvez toute l’offre de formation dans le domaine du social et des services à la famille dans les Hauts-de-France ici : les-formations-sanitaires-et-sociales-en-hauts-de-france

Retrouvez aussi tous les métiers de la cohésion sociale sur le site internet d’Uniformation, l’opérateur de compétence des branches professionnelles du secteur social et services à la famille.