Portraits sans visage

Cette activité permet de court-circuiter nos automatismes mentaux avant qu’ils ne collent une étiquette de genre sur un métier.

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Public : Collégiens, lycéens (classes de 3e, 2de, 1re, Terminale pro)

Durée : 45 min

Objectifs :

  • Déconstruire les stéréotypes de genre sur les métiers

  • Orienter par les compétences et centres d’intérêt

  • Favoriser la mixité dans les choix d’études et filières

Matériel

  • 4 à 6 fiches descriptives (1 par groupe de 4 élèves)

  • Tableau / vidéoprojecteur pour mise en commun

Déroulement

1. Préparation (5 min)

Préparez des descriptions réelles de parcours professionnels atypiques. Exemples :

  • Technicienne de maintenance industrielle

  • Infirmier en service de réanimation

  • Développeuse informatique en cybersécurité

  • Éducateur de jeunes enfants en IME

⚠️ Supprimer : prénoms, pronoms « il/elle », adjectifs de genre, photos

      Astuce : Choisir des métiers connus des élèves mais représentatifs de stéréotypes inversés pour maximiser l’effet “surprise”.

2. Travail en groupes (15 min)

Chaque groupe analyse une fiche et répond par écrit :

  1. Quelles compétences, qualités, centres d’intérêt ressortent ?

  2. Selon vous, ce métier est-il plutôt exercé par un homme ou une femme ? Pourquoi ?

3. Mise en commun (15 min)

  • Chaque groupe présente ses réponses

  • Révélation progressive du genre réel (photo + prénom si possible)

  • Questions ouvertes pour faire réfléchir :

    • « Qu’est-ce qui vous a orienté vers « homme » ou « femme » ? »

    • « Est-ce que certains métiers semblent adaptés à un genre ? Pourquoi ? »

    • « Qu’est-ce que ça change de savoir que des femmes ET des hommes exercent ce métier ? »

4. Débriefing (10 min)

Apports attendus :

  • Les élèves découvrent leurs automatismes stéréotypés
  • Passage des préjugés aux compétences : ce qui compte, ce sont les aptitudes, pas le genre
  • Dégenrer des métiers : la patience, la force, empathie… sont des qualités universelles

Évaluation observable :

  • Les élèves citent 2-3 stéréotypes qu’ils ont repérés chez eux

  • Reformulation possible : « Ce qui compte = mes compétences, pas mon genre »